Alimentation : des pistes pour sortir de la dépendance aux importations

 Plus de 80% des produits agro-alimentaires sont importés en Polynésie française, sans véritable traçabilité. Des alternatives sont possibles : l’autosubsistance alimentaire, via les jardins partagés, les circuits cours ou encore la promotion de produits locaux…

 

Pas de traçabilité des aliments importés

La Polynésie française importe environ 82 % des produits agro-alimentaires présent sur le territoire polynésien. Il n’existe pourtant aucun registre officiel réunissant les informations concernant ces produits à disposition des consommateurs. Quelles sont les dispositions prises pour contrôler la sécurité sanitaire des produits agro-alimentaires importés en provenance de Chine ou d’autres pays ? Des systèmes de traçabilité ont-ils été mis en place ? Existe-t-il une traçabilité des aliments importés et destinés aux animaux d’élevage produits et consommés localement ?  Quid des OGM, par exemple ? La conseillère technique pour l’agriculture auprès de la présidence, a assuré y répondre d’ici un mois à la représentante UPLD qui posait ces questions écrites le 20 mars  à l’APF.

Pas de registre officiel pour les produits agro-alimentaires (Tahiti Infos) 

 

Si les 4/5 des produits agroalimentaires présents sur le territoire sont importés, cela pose aussi le problème de l’autonomie alimentaire du Pays. Un sujet qui mériterait un dossier dans AvA Infos.

°°°/°°°

Une initiative pour l’autosubsistance alimentaire des familles

Depuis presque un an, pas moins de huit familles ont travaillé dans un jardin partagé, où plusieurs fruits et légumes ont été plantés. Une initiative des affaires sociales Papeete-Australes qui permet à des familles modestes d’être moins dépendantes de nourritures achetées et importées. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’opération collective intitulée « Tā tātou fa’a’apu » mise en place par la direction des Affaires sociales il y a un an pour promouvoir l’économie solidaire, l’agriculture bio et l’autosubsistance.

Un jardin partagé en plein cœur du centre-ville pour les familles nécessiteuses (Tahiti Infos) 

°°°/°°°

L’antenne tahitienne de La ruche qui dit oui ! aux Jardins de Paofai le 1er avril 

La Ruche qui dit oui ! est connue, au niveau national, comme étant une organisation permettant, via une plateforme Internet, de commander des produits agricoles en direct auprès des agriculteurs cultivant à proximité de chez soi. À Tahiti, elle compte 257 membres et sept producteurs. L’antenne polynésienne lance sa première vente le vendredi 1er avril aux jardins de Paofai, à Papeete. Les commandes ont débuté le vendredi 23 mars.

La Ruche qui dit oui ! bourdonne à partir du 1er avril (Tahiti Infos)

 

Pour info : Quelles différences entre AMAP et La Ruche qui dit oui ! (Natura-Sciences)

°°°/°°°

Festival du ‘uru : promouvoir ce fruit local si nourrissant

Du 17 au 19 mars s’est tenue à Papeete – à la Maison de la Culture /Te Fare Tauhiti Nui – la 4ème édition du Festival du ‘uru, Ce festival a pour objectif de promouvoir l’utilisation des produits de l’arbre à pain, et notamment de son fruit. Une excellente alternative aux céréales importées. Pour cette édition, c’est la dimension culinaire du ‘uru qui a été retenue, d’où le thème « les fruits de la transformation ».

Festival du uru : de la passion à la transformation (Polynésie 1ère)

– Le Festival du ‘Uru est ouvert  (Radio 1)

Des préparations à base de ‘uru à déguster jusqu’à samedi à la Maison de la culture (Tahiti Infos) 

Tout l’art de transformer le ‘uru (Tahiti News)

 

°°°/°°°

Un lait « vert » local ?

La laiterie Sachet a sauté le pas du développement durable il y a cinq ans déjà, explique La Dépêche de Tahiti. En effet, dès 2011, l’entreprise s’est engagée dans une démarche de réduction de son  impact environnemental en réalisant un bilan carbone sur son activité industrielle.  Ce bilan précisait qu’un “yaourt fabriqué par Sachet émet sept fois moins de CO2 qu’un yaourt importé par avion”. Des arguments auxquels n’a pas été insensible la ministre nationale George Pau-Langevin, en visite à Tahiti fin février, qui a qualifié l’entreprise de Arue de “très COP 21”. 

Le lait “vert” séduit la ministre des Outre-mer (La Dépêche de Tahiti)

 

AvA-Infos, ouvrons nos regards à la planète

Les News du fenua durable
actualités, revues de presse